dimanche 25 mai 2014

Erwin Mortier, "Marcel".

Auteur:   Erwin Mortier
Titre:   Marcel
Editions:   Fayard
Nombre de pages:   169
Note:   7,5/10

Quatrième de couverture

     Au début des années 1970, un petit garçon est élevé par ses grands-parents dans un village de Flandre où les vieilles rancunes sont tenaces, la guerre mal digérée. La grand-mère du garçon partage son temps entre son métier de couturière et sa passion pour les morts : derrière les vitres de l'armoire du salon, elle range et époussette sa galerie de photos des défunts de la famille. Parmi cette collection, le portrait de Marcel, décédé quelques dizaines d'années plus tôt sur le front de l'Est, fascine particulièrement l'enfant. Qui est donc ce Marcel, cette ombre omniprésente qui plane sur le petit garçon et tout son entourage ? À mesure que le récit avance, une pesante atmosphère de non-dits s'installe le garçonnet regarde avec sa naïveté d'enfant cet univers feutré où une douloureuse histoire familiale affleure sans cesse.

Mon avis

     Cela fait un certain temps que je souhaite de plus en plus diversifier mes lectures et m'éloigner des standards livresques que l'on rencontre habituellement au quotidien. Je désire découvrir de nouveaux auteurs et exploiter de nouveaux horizons. De ce fait, Marcel m'a sembler être un bon choix pour débuter cette transition. De plus, l'auteur est Belge et j'ai rarement eu l'occasion de lire les œuvres d'écrivains ayant la même nationalité que moi. Je me suis donc lancer dans cette lecture avec enthousiasme.

     Dans cette histoire se déroulant en Flandre, en Belgique, durant les années 70, nous rencontrons une multitude de personnages, aussi bien morts que vivants. En effet, le sujet principal qu'aborde ce roman est la mort. Une profonde nostalgie s'émane de l'esprit des protagonistes. Andréa, la grand-mère, est passionnée par les morts, notamment par les défunts de la famille qu'elle encadre derrière les vitres de l'armoire du salon. Elle ne cesse de raviver leur souvenir à travers des anecdotes et histoires qu'elle relate perpétuellement à son petit-fils, qui n'est jamais nommé dans le roman. Du coup, les morts deviennent des personnages à part entière et occupent un espace important dans l'histoire.
      L'un d'entre eux compose cependant l'intrigue à lui seul: Marcel...  Mais qui est-il ? Qu'a-t-il accompli ? Comment et pourquoi est-il mort ? Le petit garçon, un enfant peu bavard mais observateur sans égal, va tenter de comprendre, d'élucider ce lourd secret, datant de la Guerre, qui pèse lourdement sur la conscience de l'ensemble de sa famille.

     J'ai apprécié découvrir le récit à travers les yeux du jeune garçon. Tout comme lui, je me suis sentie vulnérable et perdue. Je ne saisissais pas le sens de l'histoire. Mes questions incessantes n'aboutissaient sur aucune réponse. Cependant, des bribes de souvenirs, du passé et même du futur nous parviennent et nous aident heureusement à élucider certains éléments, nous donnant au fur et à mesure des solutions. En définitive, la finalité du roman m'a étonnée et déstabilisée. Il m'aura fallu quelques minutes pour en saisir correctement le sens.
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       En somme, cette lecture fut une agréable surprise. L'auteur m'a transporté avec facilité par le biais de ses mots. Cette histoire de secrets de famille basés sur le mensonge, la honte et la culpabilité a su me captiver et ce, dès le début. Le contexte historique est percutant et l'atmosphère morbide. Un bon roman de littérature belge que je vous conseille de lire si vous en avez l'occasion !


1 commentaire:

  1. Super, nous avons déjà 4 chroniques en commun + les livres de nos PAL respectives pour après ^^ j'ai hâte de découvrir tes autres blogs partenaires :) je vais déjà voir Anthony !

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