dimanche 25 mai 2014

Clémentine Beauvais, "Comme des images".

Auteur:   Clémentine Beauvais
Titre:   Comme des images
Editions:   Sarbacane (Collection Exprim')
Nombre de pages:   204
Note:   7/10

Quatrième de couverture

     « Il était une fois... des ados sages comme des images, dans un très prestigieux lycée. L'histoire commence le jour où Léopoldine a cassé avec Timothée pour Aurélien. Ou bien le jour où Tim a envoyé un mail avec des images de Léo à tout le monde.
C'est ici, dans ce très prestigieux lycée, que tout va se jouer. Léo a une journée pour assumer ces images. Mais il faut vite régler cette histoire pour pouvoir penser à autre chose, aux maths et à la physique, à la première S. Parce qu'on ne plaisante pas avec ces choses-là, par ici. On savait que ça ne serait pas une partie de plaisir. Mais on ne pensait pas que cette journée allait se terminer comme ça, à regarder, en plein milieu de la cour, un corps ensanglanté – tout cassé. »


Mon avis

      Pour commencer, je remercie sincèrement les Editions Sarbacane de m'avoir permis de découvrir ce roman. L'histoire se déroule dans le prestigieux lycée Henri IV, où les élèves subissent une pression intolérable concernant leur avenir qui se veut à tout prix grandiose. Ils n'ont clairement pas droit à l'erreur. Dans ce contexte, nous suivons la narratrice de ce roman (qui n'est jamais nommée), qui relate l'histoire de sa meilleure amie, Léopoldine. Cette dernière est populaire et semble parfaite, contrairement à sa sœur jumelle Iseult, sans arrêt tapis dans l'ombre. Un jour, un événement bouscule le train-train quotidien dans ce lycée: une vidéo pour le moins compromettante de Léo circule sur le Net et comme cela n'était pas assez suffisant, un corps gît dans la cour...

    La quatrième de couverture m'avait immédiatement interpellé, donné envie de découvrir ce roman. En effet, le thème principal qu'il aborde, les dangers d'Internet, me semble important à aborder notamment lors de l'adolescence. Cependant, je ne suis pas sûr que l'auteure l'ait suffisamment exploité afin que son roman débouche sur une mise en garde, une morale forte à retenir envers les dangers du Net. Effectivement, suite à une vidéo diffusée abondamment sur les réseaux sociaux, Léopoldine, l'unique concernée ne semble pas plus lésée comme elle aurait du, à mon sens, l'être. Comme si le fait que son corps soit publié ainsi aux yeux de tous ne la bouleversait pas tellement. Ce point m'a gêné et débouche sur un manque de crédibilité. Selon moi, ce genre de violation se veut bien plus traumatisante par rapport à ce qui est démontré dans le bouquin.
       Par contre, le thème de la pression omniprésente exercée par le lycée sur ses élèves pour les mener à tout prix vers la réussite m'a énormément plu et captivé. Les lycéens sont sans arrêt rappelés à l'ordre, se doivent d'exceller dans toutes les matières s'ils veulent être promu à un métier de prestige, avoir une certaine notoriété.

      Concernant la construction du roman, l'alternance entre le présent et les anecdotes du passé, souvent exposées à travers des documents insérés dans le livre (mail, lettre,...) m'a plu . Cela permet de comprendre au fur et à mesure la cause de certains événements, le pourquoi du comment. De plus, le style de l'auteure est à la fois soutenu et représentatif du langage des jeunes par le biais de la jeune narratrice. Ce qui permet de se sentir d'avantage en harmonie avec les adolescents concernés. Cependant, en parlant des personnages, je ne m'y suis pas particulièrement attachée. Leur façon d'être et leur caractère m'ont parfois agacé que ce soit par exemple Léo, la fille populaire et hautaine ou encore la narratrice, la copine Kleenex. Seule Iseult, une jeune fille dégageant un certain mal-être a su me toucher par moment.

      Entre amitié, trahison et pression scolaire, j'ai plutôt passé un moment agréable de lecture malgré que l'histoire n'a pas su me transporter, me bouleverser comme je me l'imaginais. Cependant, je pense qu'il est important de dénoncer les problèmes liés aux réseaux sociaux, à Internet dans son ensemble. Ce livre exploite ce sujet d'une manière à laquelle je n'ai pas adhéré. Pourtant, je suis persuadée qu'il puisse toucher de manière plus profonde et correspondre à un public ciblé, dont les jeunes âgés en moyenne entre quatorze et seize ans particulièrement. Je recommande donc ce roman aux personnes concernées.




L'avis de Mathilde, ma partenaire :




3 commentaires:

  1. Ah je suis contente que tu aimes Le magasin des suicides ! :D J'ai du le lire à cette période de l'année pour la première fois et je trouve que le tout se mariait très bien :)
    Merciiiiiii à toi pour la photo partenaire que tu as insérée à gauche de ton blog :) je vais mettre nos chroniques communes à jour. A très vite !

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  2. J'ai vu des avis très contradictoires concernant ce livre alors j'aimerais bien le lire pour me faire ma propre idée!

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    1. Tu as totalement raison, fais-toi ton propre avis :)

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Je vous remercie pour votre réaction ♡